Le bonheur : peut-être indescriptible, mais surtout inaccessible. Toujours se l'interdire par notre manière d'agir. Pourquoi cette incapacité de profiter pleinement de cet état de félicité ? Avoir le coeur, toujours à demi comblé. Vouloir voir ce dernier entièrement satisfait serait-ce commettre un parjure ? La quête du bonheur ne serait-elle alors que l'accomplissement d'un plaisir impur ? Cet état de satisfaction durable est sempiternellement troublé. D'abord par le passé que l'on s'efforce d'oublier. Puis par l'insomnie qui surgit chaque nuit. Mais je dirais avant tout par son attente démesurée. Insatiable " heureuseté " : une telle définition se doit forcément d'être relativisée.
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